La Gaule
📍 des-10-ansHistoire de la Gaule
La France s'appelait autrefois la Gaule. Ce vaste territoire, d'abord indépendant, tenta bientôt la cupidité des Romains qui s'en emparèrent. Les disciples de Jésus-Christ convertirent la Gaule à la religion chrétienne. Puis les peuples barbares l'envahirent. Le peuple franc s'y établit et la Gaule devint le royaume des Francs.

Vercingétorix (58-51 av, J.C)
Vercingétorix fut le chef des Arvernes. Il rassembla plusieurs tribus gauloises pour résister à Jules César et remporta une victoire à Gergovie. Mais il fut finalement vaincu à Alésia et se rendit aux Romains.
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Ce que nous apprend ce texte
La Gaule indépendante
Notre pays ne s'est pas toujours appelé la France ; il portait autrefois le nom de Gaule.
Sa population, qui comptait 7 ou 8 millions d'habitants, se divisait en petites tribus, très jalouses de leur indépendance et toujours prêtes à défendre leur liberté par les armes.
Limites de la Gaule
Le territoire de la Gaule était plus vaste que celui de la France actuelle.
Ses frontières naturelles étaient :
- la Manche
- l’Océan Atlantique
- les Pyrénées
- la Méditerranée
- les Alpes
- le Rhin
Peuples de la Gaule
Les diverses tribus de la Gaule se partageaient en trois grandes familles :
- Les Belges, au nord, entre la Seine et le Rhin
- Les Celtes, au centre, dans le bassin de la Loire
- Les Aquitains ou Ibères, au sud, dans le bassin de la Garonne
On les désignait tous sous le nom général de Gaulois.
Portrait des Gaulois
Les Gaulois avaient la peau très blanche, des yeux bleus, des cheveux blonds, une taille élevée.
Ils se rasaient le visage, ne gardant que deux longues moustaches.
Ils étaient braves, hardis, violents, amis des querelles et des combats ; mais ils accueillaient le voyageur avec cordialité, et leur curiosité ne se lassait jamais d'entendre les récits de leurs hôtes.
Ils étaient aussi prompts à l'enthousiasme qu'au découragement. « Ils portaient des tuniques de différentes couleurs et des chausses appelées braies. Ils agrafaient à leurs épaules des saies d'une étoffe à petits carreaux multicolores. Ils avaient pour armes défensives (1) des boucliers aussi hauts qu'un homme. »
(1) Armes défensives. — Les armes défensives sont celles qui servent à protéger celui qui les porte : une cuirasse, un bouclier. — Les armes qui servent à attaquer, comme une hache, une lance, s'appellent armes offensives.
5. Religion des Gaulois.
Les Gaulois adoraient tout ce qui leur paraissait grand ou inexplicable : les astres, les vents, les montagnes, les sources, les lacs, etc. Le chêne était l'objet d'une vénération spéciale.
Leurs prêtres, appelés druides, vivaient avec austérité dans les forêts ; ils étaient tout à la fois médecins, juges et éducateurs. Le peuple leur attribuait un grand pouvoir sur les maladies, il se soumettait à leur autorité et leur confiait le soin d'instruire les enfants.
Chaque année, les druides cueillaient sur le chêne le gui, plante sacrée, à laquelle ils attribuaient des propriétés merveilleuses.
Les druidesses inspiraient un respect mêlé de terreur. Les Gaulois croyaient qu'elles avaient le pouvoir de calmer les tempêtes et les orages, de prédire l'avenir, de guérir les maladies.
La religion druidique n'avait point de temples. Les cérémonies s'accomplissaient au sein des forêts, souvent à la lueur des torches, et les sacrifices s'offraient sur des espèces d'autels appelés dolmens, comme on en voit encore en Bretagne et en Normandie.
Les Gaulois croyaient à l'immortalité de l'âme et à un paradis, où les braves trouveraient une récompense éternelle.
6. Expéditions des Gaulois.
Les Gaulois signalèrent leur bravoure contre presque tous les peuples de l'Europe. Les rives du Danube gardèrent longtemps les traces de leur passage. Alexandre le Grand, vainqueur et maître de tant de peuples, ne les vit pas sans étonnement.
« Que craignez-vous le plus ? » leur demanda-t-il.
« Que le ciel ne s'écroule sur nos têtes ! » répondirent fièrement les Gaulois.
L'Italie et Rome surtout souffrirent des invasions gauloises. Les Gaulois s'établirent même dans le nord de l'Italie, qui fut appelée Gaule cisalpine. Rome, prise et saccagée, dut verser une énorme rançon pour faire rentrer dans le fourreau la redoutable épée du Brenn gaulois (390 av. J.-C.).
7. La Gaule conquise par les Romains (58-51 av. J.-C.).
À leur tour, les Gaulois virent plusieurs fois leur territoire envahi. Déjà, 600 ans avant Jésus-Christ, des marchands Phocéens avaient fondé la ville de Marseille.
Les Romains soumirent d'abord les Gaulois d'Italie ; puis, à diverses reprises, portèrent la guerre dans le sud de la Gaule. Tout le rivage de la mer, avec les villes de Narbonne et d'Aix, forma une colonie, une province romaine. Les choses en étaient là, lorsque parut César.
8. Jules César.
Le romain César, grand capitaine et habile politique, résolut d'acquérir une gloire incomparable en soumettant le plus brave de tous les peuples. Il s'attaqua donc aux Gaulois (58 av. J.-C.), et conquit leur pays.
Mais la Gaule se souleva à la voix d'un jeune Arverne, le héros Vercingétorix.
9. Vercingétorix.
Ce jeune chef, dont l'éloquence égalait le courage, sut inspirer aux Gaulois la haine du nom romain. Il fit appel à tout ce qui restait d'amour au fond des cœurs pour l'indépendance, et sur les étendards, déposés devant la pierre druidique, ses soldats jurèrent une résistance implacable aux envahisseurs.
Avec une activité et une habileté merveilleuses, lui-même organisa ses troupes, créa une cavalerie, fortifia et approvisionna les villes, puis, profitant de l'absence de César, il donna le signal de la révolte.
10. Lutte entre Vercingétorix et César.
À la nouvelle du soulèvement, César accourut et ravagea tout sur son passage.
Vercingétorix sut éviter les hasards d'une bataille rangée et affamer son ennemi, en détruisant les villes, les villages, les récoltes, le bétail. Malheureusement, devant les supplications des habitants, il se résigna à conserver Bourges, que l'on déclarait imprenable.
César, sans ressources dans la Gaule déserte, se jeta sur Bourges, l'emporta d'assaut après un siège fameux, fit un massacre horrible des vieillards, des femmes, des enfants même, et s'installa dans la ville qui renfermait assez de provisions pour passer l'hiver.
Au printemps, la lutte reprit avec acharnement.
Vercingétorix s'attacha aux pas de César, le harcela, l'affaiblit par de petits combats, et, enfin, l'obligea à livrer bataille près de Gergovie. Cette fois, le succès couronna sa bravoure ; l'invincible César fut vaincu.
Il se retirait, serré de près par les guerriers gaulois accourus de toutes parts au bruit de sa défaite, lorsqu'il provoqua un nouvel engagement sur les bords de la Saône. Il faillit tomber entre les mains de ses ennemis qui s'emparèrent de son épée. Mais la discipline romaine décida de la victoire, et Vercingétorix dut battre en retraite et se réfugier dans Alésia.
César le bloqua aussitôt en élevant autour de la ville de formidables retranchements. Vercingétorix comprit que tout était perdu. Il tenta un dernier effort pour sauver ses compagnons, en sacrifiant sa propre vie. Vêtu de sa plus belle armure, et monté sur son cheval de bataille, il franchit l'intervalle qui séparait les deux camps, se présenta devant César, jeta aux pieds du vainqueur son épée et son casque, et attendit la sentence avec une tranquille fierté.
César, insensible devant tant de grandeur d'âme, donna des fers et un cachot au héros de l'indépendance gauloise, et, après six ans de captivité, il lui fit trancher la tête. Ainsi périt le noble Vercingétorix, que l'on a salué avec raison comme « le premier des Français ».
11. Les Romains civilisent la Gaule.
Les Romains restèrent maîtres de la Gaule pendant plus de 400 ans. Ils surent bien vite réparer les malheurs de la guerre. Ils défrichèrent les forêts, tracèrent des routes, bâtirent des villes, ouvrirent des écoles, construisirent des arcs de triomphe, des amphithéâtres, des aqueducs, dont les ruines font encore aujourd'hui notre admiration.
Lyon, grâce à son admirable situation, devint la reine et la capitale des Gaules ; d'autres grandes villes, Autun, Toulouse, Bordeaux, Lutèce, qui plus tard devait s'appeler Paris, eurent des écoles fameuses et de superbes monuments.
Le peuple gaulois, doué d'un esprit souple et d'une intelligence pénétrante, apprit la langue et les arts romains, et atteignit bientôt le degré de civilisation de ses vainqueurs. admirable situation, devint la reine et la capitale des Gaules ; d'autres grandes villes, Autun, Toulouse, Bordeaux, Lutèce, qui plus tard devait s'appeler Paris, eurent des écoles fameuses et de superbes monuments.
Le peuple gaulois, doué d'un esprit souple et d'une intelligence pénétrante, apprit la langue et les arts romains, et atteignit bientôt le degré de civilisation de ses vainqueurs.
12. La Gaule se convertit au christianisme (1er siècle de l’ère chrétienne).
Mais le plus grand bienfait que reçut la Gaule, ce ne fut point la civilisation de Rome, mais la prédication de l’Evangile. Peu de temps après la mort de Jésus-Christ, quelques-uns de ses disciples apportèrent en Gaule la bonne nouvelle de sa doctrine.
Saint Lazare, celui que Jésus avait ressuscité, évangélisa la Provence ; saint Denis, la région de Paris ; saint Pothin et saint Irénée, la cité lyonnaise ; saint Saturnin prêcha à Toulouse, saint Austremoine à Clermont, saint Martial à Limoges.
13. Les martyrs.
La persécution (1) ne tarda pas à sévir contre les disciples de Jésus-Christ. A Lyon, l’évêque saint Pothin, vieillard de 90 ans, fut traîné devant le tribunal du gouverneur. On le frappa avec tant de violence qu’il mourut deux jours après.
La douce esclave Blandine comparut à son tour. Les tortures ne triomphèrent pas de son jeune âge et de sa faiblesse.
« Il ne se fait point de mal parmi nous », dit-elle à ses bourreaux.
Au milieu de ses souffrances, elle trouvait encore la force d’exhorter au martyre les chrétiens ses frères, soumis aux mêmes épreuves.
On l’attacha enfin à un poteau, dans le cirque, et on lâcha contre elle des lions affamés.
Les fauves vinrent se coucher à ses pieds sans lui faire aucun mal. L’admiration du peuple, témoin de ce prodige, augmenta la colère des juges.
Ils firent envelopper Blandine dans un filet et la livrèrent à un taureau furieux, qui la lança plusieurs fois en l’air avec ses cornes.
Comme elle respirait encore, le bourreau lui trancha la tête (IIe siècle).
A Paris, saint Denis et ses compagnons souffrirent aussi la mort, hors des murs de la ville, sur une colline appelée depuis Mont des Martyrs, dont on a fait Montmartre.
14. Fondations chrétiennes en Gaule.
La persécution dura 300 ans, mais la religion du Christ ne redoutait ni la hache, ni le bûcher. Le sang répandu était une semence de nouveaux chrétiens.
L’empereur Constantin, par sa conversion, permit enfin à la religion de se développer en paix.
Alors se fondèrent de nombreux monastères et des évêchés, qui furent des foyers de civilisation.
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